Bientôt un jeu de piste à Douai : qui retrouvera l’assassin ?

Publié le 01/02/2013

Par JÉRÉMY LEMAIRE

Voilà un projet qui va intéresser les fans d’Agatha Christie et de Sherlock Holmes. Ou encore ceux qui passent leur soirée à démasquer le colonel Moutarde avec la clef anglaise dans le petit salon. D’ici quelques semaines, deux Douaisiens lanceront un jeu de piste payant dans les rues douaisiennes.

Ce n’est pas pour se vanter qu’on dit ça, mais le héros de l’intrigue inventée par Jérôme Triquet et Benoît Villain, est un… journaliste. Et même un « journaliste réputé de la région douaisienne » nous explique-t-on. Voilà qui commence bien. La suite est moins gaie. Nous sommes au lendemain des Fêtes de Gayant. On imagine, à l’aube, une brume fantasmagorique se lever doucement du canal de la Scarpe. « Fatigué par une courte nuit dans l’un des troquets de la ville » (là, on doit dire que l’intrigue nous a paru manquer de réalisme), ledit reporter, dénommé Jules Rimet, en rentrant chez lui, tombe sur le corps d’un homme, « un couteau planté dans le dos ».Et c’est là que les participants au jeu de piste entrent en scène. « L’idée de base est très simple, résume Jérôme Triquet, l’un des deux entrepreneurs à la base du projet. Vous arrivez sur un lieu déterminé à l’avance. Le témoin (ici Jules Rimet) vous raconte ce qu’il a vu, et vous demande de l’aide car il est devenu suspect aux yeux de la police. » Équipé d’une sacoche contenant les accessoires indispensables au parfait détective (loupe, boussole, indices, etc.), le participant devra résoudre une série de petits jeux et énigmes aux quatre coins de la ville pour tenter au final de démasquer le meurtrier parmi la liste des suspects. Une aventure qui se vivra en équipe.

« Il faudra compter entre deux et trois heures pour finir le jeu de piste », estime Benoît Villain. « Ça peut être pris de manière compétitive, ajoute Jérôme Triquet, en allant plus vite, en donnant de fausses indications aux équipes adverses. Mais il y aura aussi des gens qui vont le vivre de manière plus cool. » Pour ces derniers, le jeu de piste prendra alors des allures de promenade touristique avec petits commentaires et infos sur les principaux monuments douaisiens.

Un site Internet a vu le jour (www.contre-enquete.com). Le lien circule déjà sur les réseaux sociaux. D’ici la mi-mars, les inscriptions devraient être ouvertes pour un premier jeu de piste « fin mars, début avril ». Le tarif n’est pas encore déterminé, mais les concepteurs soulignent qu’il ne devrait pas excéder dix euros.

Nos deux Douaisiens sont amis de longue date, tous deux autoentrepreneurs. Animations autour du poker, communication, événementiel… En unissant leurs forces, ils veulent tenter de pérenniser leur «Contre-enquête». « Le but, c’est que chaque année l’intrigue et les événements changent. Pourquoi ne pas aussi penser à une version pour les centres aérés voire pour d’autres villes comme Arras, Cambrai… »

Pour cela, il faudra d’abord que la version douaisienne trouve son public. Élémentaire mon cher…

« Contre-enquête », le jeu de piste douaisien, a rencontré le succès cet été

Publié le 30/08/2013

Il y a quelques mois (notre édition du 1er février), nous vous parlions du projet de deux Douaisiens, Jérôme Triquet et Benoît Villan, de mettre sur pied un jeu de piste dans les rues de la ville appelé « Contre-enquête ». Depuis, Benoît Villain a quitté l’aventure pour raison professionnelle, mais l’animation existe réellement et tend à se développer.

Avec son jeu de piste, Jérôme Triquet propose aux participants de découvrir le patrimoine douaisien, support de l’enquête.


Lancée sur le terrain depuis le mois d’avril, « Contre-enquête » semble déjà avoir trouvé son public. Ce qui fait la fierté de son créateur, Jérôme Triquet, qui espère maintenant pouvoir voir plus grand : « La façon dont les gens le vivent correspond à la façon dont je voulais qu’ils le vivent. C’était ma plus grosse interrogation, confie-t-il. Aujourd’hui ma problématique et de développer le concept puisque je sais qu’il fonctionne. »

« Contre-enquête » a déjà séduit deux cents personnes dans sa version classique et cent cinquante enfants pour la version junior, juste en s’appuyant sur les réseaux sociaux. Si vous n’en faites pas encore partie, la marche à suivre vous est expliquée par son instigateur : « Il y a un site internet (1) qui reprend rapidement les explications et qui plonge les personnes dans l’intrigue en les impliquant un peu. C’est sur ce site qu’il faut s’inscrire pour prendre part à l’une des sessions. Une fois inscrits, ils reçoivent un mail qui leur indique le lieu de rendez-vous. Une fois sur place, ils reçoivent le récit d’un témoin qui a besoin d’eux pour résoudre l’enquête et retrouver le meurtrier. »

Exporter le jeu hors de la ville

Le jeu se pratique en plusieurs groupes d’une à six personnes, le but étant pour eux de résoudre l’enquête en premier.

À l’heure actuelle, « Contre-enquête » n’existe que dans les rues de la cité des géants. Mais son créateur entend bien faire grandir le concept hors des murs douaisiens : « Je mène actuellement une réflexion ; à Douai j’ai tout créé et j’exploite moi-même. Ma réflexion, avec les offices de tourisme ou les communes, est maintenant de savoir si les gens veulent que j’exploite ou que je fasse exploiter par mes propres moyens, s’ils préfèrent s’en charger eux-mêmes. »

En plus de l’enquête policière à proprement parler, « Contre-enquête » propose une découverte ludique de la ville durant les recherches. « Je dis bien ludique, car ce n’est pas une visite historique. Le patrimoine sert de support », insiste le créateur.

En plus de la version classique, Jérôme Triquet a également mis sur pied une version junior. « C’est une autre déclinaison du concept avec d’autres contraintes, en premier lieu la sécurité. Le secteur est donc réduit. Il fallait aussi adapter l’histoire autour d’autre chose qu’un meurtre, en l’occurrence, le vol d’un manuscrit. » Mais le but est le même : résoudre l’enquête.

L’accueil que lui ont réservé les participants a visiblement rassuré Jérôme, qui se posait beaucoup de questions à ce sujet. De quoi lui donner l’énergie nécessaire pour ajouter une nouvelle dimension à « Contre-enquête. »

(1) www.contre-enquete.com

Il est également possible d’acheter ses places à l’office de tourisme au tarif unique de 8 €.